lundi 14 février 2011
par _Jean-Eric_
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Introduction
L’usage d’un scope sur un arc à poulies
Scope typique
se fait dans la plus part des utilisations pratiques avec en parallèle une visette.
Visettes typiques
Il ne faut pas oublier cependant que l’archer voit avec son œil directeur auquel peut être adjoint des lunettes. Donc il faut considérer en toute généralité l’ensemble optique : œil-lunette-visette-scope. Les conditions d’utilisation de cet ensemble sont également à considérer, car tout archer a expérimenté les modifications de ses réglages suivant la luminosité (forte/faible) et le type d’éclairage (naturel/artificiel).
L’étude complète de la formation de l’image de la cible après le système optique scope-visette-[lunette]-œil est complexe et mérite plusieurs articles pour aller progressivement. Pour cet article voyons l’effet de la lentille du scope.
Construction de l’image par le scope
La lentille du scope est dite convergente, c’est à dire qu’elle concentre un faisceau de lumière idéalement en un point, le foyer (F). C’est pour cette raison qu’il ne faut absolument pas regarder le Soleil avec le scope (bien que nous y reviendrons à la fin de l’article, la distance focale des scopes dépassent en régle générale la longueur d’un bras noramalement constitué).
Dans la suite, nous allons utiliser une approximation qui se vérifie dés lors que les rayons lumineux sont proches de l’axe de symétrie du scope matérialisable par le passage de la fibre optique en (O) (voir la figure du scope ci-dessus). Cette approximation est d’autant mieux vérifiée qu’en général, on regarde des cibles qui sont à des distances bien plus grandes que la taille du scope et au rayon de courbure de la lentille... D’autre part, on utilisera également le fait que la lentille est mince (ou fine) en comparaison des dimensions du scope.
Dans ces conditions, on peut démontrer que les rayons lumineux émanants d’un objet plan (AB) (ex. la cible) se concentrent dans un plan de l’autre coté de la lentille pour former une image (A’B’).
Sur le schéma ci-dessous, on a représenté la façon dont on peut construire graphiquement l’image (A’B’).
Formation de l’image d’une lentille convergente
On a utilisé deux propriétés de la lentille convergente :
tout faisceau parallèle à l’axe de symétrie (en rouge) émanant de l’objet sort de la lentille en direction du foyer (F’) (ici on utilise un ’ par analogie à la notation de l’image A’B’ ;
tout faisceau passant par le centre optique de la lentille O (en bleu) n’est pas dévié ;
Ainsi, l’intersection des deux types de faisceaux permet de construire par exemple l’image B’ issue de B.
Comme on peut se rendre compte en procédant de proche en proche à la construction géométrique de tout point de AB, il apparaît l’image A’B’ comme annoncée.
Position de l’image
Pour aller un peu plus loin, surtout si l’on désire par exemple donner le grossissement du scope, nous allons utiliser un peu de mathématiques élémentaires.
Sur le schéma ci-dessus, nous avons orienté l’axe horizontal de telle façon que l’on compte positivement la distance à parcourir de A vers 0, et négativement celle pour aller de O vers A. On note la distance A vers 0 comme cela : $\overline{AO}$. Et par exemple si la distance que l’on mesurerait avec un décamètre est de 18 m, alors on a par définition du sens positif (+) mentionné : $\overline{AO} = +18 $m et $\overline{OA} = -18 $m
On parle de longueur algébrique $\overlineOA dés lors que l’on introduit la notion d’axe orienté, sinon on parle de longueur tout simplement.
Si on introduit un autre point M par exemple sur l’axe (AO) alors en prenant les longueurs algébriques, on a la propriété trés simple :
[1] noté au passage qu’il y a un moyen mnémotechnique de ce souvenir des signes et de la positions du ’, je vous laisse le deviner. Il est regrettable en passant que cette relation dite de conjugaison ne soit pas présentée ce cette façon, car autant elle est simple en terme de longueur algébrique et généralisable au cas des lentilles divergentes (cf. les lentilles des visettes), autant lorsqu’elle est présentée en terme de longueur, elle devient très difficiles à mémoriser correctement à cause des signes...
[2] Dans le cas d’une lentille divergente le signe est négatif...
[3] une archère est selon le dictionnaire médiéval, une fente dans un mur pour le tir à l’arc, est n’a point d’oeil...