Sur-allonge : aie ! aie ! la tendinite guette.

dimanche 1er septembre 2013
par  _Jean-Eric_
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Introduction

Sur le thème de l’article Sous-allonge : attention pathologie et à la lumière de mon expérience de tendinite relatée dans l’article Bilan du traitement d’un tendinopathie d’épaule d’arc, j’aimerai exposer quels signes il faut veiller pour se rendre compte que l’on se trouve en sur-allonge.

Au préalable, ce que j’appelle par sous ou sur allonge : cela se situe au niveau de +/-1cm par rapport à l’allonge idéale et dont les signes (douleurs) peuvent être rapidement identifiés. Bien entendu, le réglage fin de l’allonge qui permet le confort optimal se règle quasiment au mm prés, mais ce n’est pas mon propos ici.

Effet de la sur-allonge : points à surveiller

La sur-allonge va agrandir l’angle d’ouverture entre la ligne des épaules et la ligne bras-avant-bras, en gardant les repères faciaux identiques. C’est un effet inverse de la sous-allonge. Mais il y a aussi un autre effet spécifique qui est du au fait que le bras forcément tendu a tendance à "sortir" la tête humérale de son logement. Plus précisément comme l’articulation n’est pas identique à celle du fémur qui à un logement dans le bassin, ici la tête de l’humérus n’est reliée à l’épaule que par les tendons et ligaments. Ces derniers vont dont être mis à rude épreuve car l’arc à la décoche part vers l’avant (différent de tir par arme à feu qui ont un effet de recul).

Donc, les zones douloureuses à risque sont (entre autres) :

  1. la zone de l’apophyse coracoïde sur laquelle s’attache le court biceps qui parce que soumis à une élongation trop importante va tirer sur le tendon de cette insertion
  1. la zone arrière de l’épaule à l’insertion d’un des fuseaux du triceps qui lui est contracté outre mesure
  1. la zone de l’extrémité du coude (épiphyse du cubitus) que j’ai entourée dans l’image ci-dessus.

Conclusion

Dans cet article, j’ai mentionné des points de douleurs qui apparaissent quand il y a sur-allonge. Il fait le pendant de celui qui traite de la sous-allonge tout aussi préjudiciable.

Quelque recommandations que j’ai pu déjà faire mais vaut mieux une fois de plus. Si après 48h d’un entraînement vous constater des douleurs persistantes, il peut s’agir d’une sollicitation trop importante des tendons. Ne pas laisser se genre de douleurs s’installer car ça ne peut que s’aggraver. Baisser la puissance de l’arc, prendre 1 semaine de repos, réduisez votre allonge 1cm. Ensuite, selon la persistance (et non l’intensité) des douleurs, il faut consulter un médecin du sport. Relisez aussi mon article Bilan du traitement d’un tendinopathie d’épaule d’arc et ceux cités qui donnent des pistes pour aider à la récupération.

Enfin, une fois la bonne allonge trouvée, c’est-à-dire celle qui permet de tirer sans créer la moindre douleur, alors on peut enchaîner les entraînements afin d’affiner cette allonge au 1mm près.

Une dernière chose, la posture de la tête (les cervicales) influent également sur les pathologies de l’épaule, donc visiter régulièrement un(e) ostéopathe ne peut que prévenir des complications...


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